Tags Posts tagged with "isolation"

isolation

0 14420

Une technique 3 en 1

L’isolation de la toiture est primordiale puisque c’est principalement par la toiture que la chaleur s’échappe de la maison. L’isolation par l’extérieur est, sans conteste, la technique la plus efficace et les panneaux de toiture à isolation intégrée apportent une solution “globale” rapide. Le panneau de toiture assure trois fonctions :
1. Il est le plafond du comble, en laissant la charpente apparente (ce qui permet un gain de volume important).
2. Il assure une isolation continue de la toiture, sans aucun pont thermique.
3. Il constitue le support de couverture avec une pose directe sur les pannes de charpente (suppression des chevrons).

Les avantages du panneau isolant de toiture :

  • Rapidité de pose.
  • Facilité de mise en œuvre. • Suppression du chevronnage.
  • Utilisable en toiture à faible pente.
  • Isolation continue.
  • Gain de place.
  • Protection accrue de la charpente contre les chocs thermiques et l’humidité.
  • Composants recyclables.

Différents types de panneaux

Les panneaux isolants de toiture se différencient par leur type (panneaux sandwich et caissons chevronnés) et par leur composition : matériau isolant, matériau de sous-face, matériau de face supérieure (support de couverture).

  • Isolant : polystyrène expansé, polystyrène expansé graphité, polystyrène extrudé, laine de roche, laine de coton, laine de chanvre, laine de bois… En épais­seur de 80 à 200 mm.
  • Sous-face (plafond) : plaque de plâtre hydrofuge, panneau de particules de bois CTBH, Fermacell, panneau mélaminé, lambris de contreplaqué de bois…
  • Surface (support de couverture) : panneau de particules, contre-liteaux…Les panneaux de toiture ont une largeur unique de 60 cm et ils sont fabriqués en longueurs standard ou à la demande (2,5 à 5,50 m ou 8 m selon les modèles).
En bref La réglementation thermique est destinée à maîtriser la consommation d’énergie, et réduire les gaz à effet de serre. Cette réglementation, actuellement RT 2005 et prochainement RT 2010 ou 2012, est applicable à toutes les cons-tructions neuves et il est souhaitable, dans la mesure du possible, de l’appliquer aux chantiers de rénovation. Les isolants thermiques sont caractérisés par des coefficients. La valeur U (autrefois valeur K) détermine la quantité de chaleur passant en une heure à travers un mètre carré de paroi extérieure, pour une différence de température d’un degré Celsius ou Kelvin entre l’intérieur et l’extérieur. Elle est indiquée en watts par mètre carré Kelvin (W/m2K). Plus cette valeur U est petite, meilleure est l’isolation thermique de l’élément. La valeur U dépend de la conductibilité thermique des matériaux utilisés et de leur épaisseur. La conductibilité thermique l est indiquée en W/mK. Elle définit la quantité de chaleur qui passe en une heure à travers un mètre carré d’un matériau d’une épaisseur d’un mètre, avec une différence de température d’un K. Traduit en consommation, une valeur U d’un W/m2K signifie qu’il faut environ 10 l de fioul par mètre carré de surface de mur extérieur pour maintenir une température de 20 °C dans la pièce.
En bref
La réglementation thermique est destinée à maîtriser la consommation d’énergie, et réduire les gaz à effet de serre. Cette réglementation, actuellement RT 2005 et prochainement RT 2010 ou 2012, est applicable à toutes les cons-tructions neuves et il est souhaitable, dans la mesure du possible, de l’appliquer aux chantiers de rénovation.
Les isolants thermiques sont caractérisés par des coefficients.
La valeur U (autrefois valeur K) détermine la quantité de chaleur passant en une heure à travers un mètre carré de paroi extérieure, pour une différence de température d’un degré Celsius ou Kelvin entre l’intérieur et l’extérieur. Elle est indiquée en watts par mètre carré Kelvin (W/m2K).
Plus cette valeur U est petite, meilleure est l’isolation
thermique de l’élément.
La valeur U dépend de la conductibilité thermique des
matériaux utilisés et de leur épaisseur. La conductibilité thermique l est indiquée en W/mK. Elle définit la quantité
de chaleur qui passe en une heure à travers un mètre carré d’un matériau d’une épaisseur d’un mètre, avec une différence de température d’un K.
Traduit en consommation, une valeur U d’un W/m2K signifie qu’il faut environ 10 l de fioul par mètre carré de surface de mur extérieur pour maintenir une température de 20 °C dans la pièce.

Quel panneau choisir ?

Le choix d’un panneau se fait en fonction de différents critères :

  • La capacité d’isolation thermique du panneau : la valeur U (voir encadré page précédente).
  • Le type d’isolant préféré : traditionnel (laine de roche ou polystyrène) ou bio (laines de coton, de bois ou de chanvre).
  • Les performances acoustiques en cas d’environ­nement bruyant.
  • La couverture choisie : pose de tuiles ou d’ardoi­ses sur liteaux, pose de plaques Soutuile, pose de bardeaux bitumés…
  • La sous-face souhaitée : plaques de plâtre à pein­dre, panneaux de particules à revêtir, lambris de bois à vernir ou lasurer…
Coupe d’un caisson chevronné thermo-acoustique BeoLatte DPX 32 : plaque de plâtre (13 mm), polystyrène graphité (130 mm), joint isolant latéral, dessus avec revêtement hydrophobe (Beopan).
Coupe d’un caisson chevronné thermo-acoustique BeoLatte DPX 32 : plaque de plâtre (13 mm), polystyrène graphité (130 mm), joint isolant latéral, dessus avec revêtement hydrophobe (Beopan).
Coupe d’un panneau sandwich BeoEtan en polystyrène extrudé avec sous-face en plaque de plâtre hydro (13 mm) et surface en panneau de particules (10 mm) avec revêtement hydrophobe et contre-liteaux (Beopan).
Coupe d’un panneau sandwich BeoEtan en polystyrène extrudé avec sous-face en plaque de plâtre hydro (13 mm) et surface en panneau de particules (10 mm) avec revêtement hydrophobe et contre-liteaux (Beopan).
Coupe d’un caisson chevronné BeoBio en laine de coton (150 mm) avec sous-face en lambris multicouches (19 mm) et surface en panneau de particules (10 mm) avec revêtement hydrophobe (Beopan).
Coupe d’un caisson chevronné BeoBio en laine de coton (150 mm) avec sous-face en lambris multicouches (19 mm) et surface en panneau de particules (10 mm) avec revêtement hydrophobe (Beopan).
Coupe d’un caisson chevronné BeoBio en laine de chanvre (150 mm) avec sous-face en lambris multicouches (19 mm) et surface en panneau de particules (10 mm) avec revêtement hydrophobe (Beopan).
Coupe d’un caisson chevronné BeoBio en laine de chanvre (150 mm) avec sous-face en lambris multicouches (19 mm) et surface en panneau de particules (10 mm) avec revêtement hydrophobe (Beopan).
Coupe d’un caisson chevronné BeoBio en laine de bois (150 mm) avec sous-face en lambris multicouches (19 mm) et surface en panneau de particules (10 mm) avec revêtement hydrophobe (Beopan).
Coupe d’un caisson chevronné BeoBio
en laine de bois (150 mm) avec sous-face en lambris multicouches (19 mm) et surface en panneau de particules (10 mm) avec revêtement hydrophobe (Beopan).
Les deux sous-faces les plus courantes : à gauche la plaque de plâtre hydro pour la réalisation d’un plafond traditionnel à peindre, à droite le lambris de bois à vernir ou à lasurer (Beopan).
Les deux sous-faces les plus courantes :
à gauche la plaque de plâtre hydro pour
la réalisation d’un plafond traditionnel
à peindre, à droite le lambris de bois à vernir ou à lasurer (Beopan).

Réalisation d’une toiture en caissons chevronnés

Dans le cadre de la rénovation d’un bâtiment ancien, la toiture doit être refaite. La solution choisie est de réaliser une toiture à isolation intégrée avec des caissons chevronnés à sous-face en lambris, posés sur des pannes de section ronde pour créer un décor intérieur tout en bois.

 

Structure du caisson chevronné Fibratop Silver Lambris ou Planche 1. Chevron en bois du Nord traité, épaisseur 25 mm, hauteur de 100 à 200 mm selon l’épaisseur d’isolant. 2. Isolant Knauf XTherm 32 TOP SE (Euroclasse E) de 80 à 180 mm d’épaisseur. 3. Revêtement de protection HPV hydrofuge. 4a. Lambris 16 mm en bois du Nord. 4b. Planche, lames 15 mm en bois du Nord.
Structure du caisson chevronné Fibratop Silver Lambris ou Planche
1. Chevron en bois du Nord traité, épaisseur 25 mm, hauteur de 100 à 200 mm selon l’épaisseur d’isolant.
2. Isolant Knauf XTherm 32 TOP SE (Euroclasse E) de 80 à 180 mm d’épaisseur.
3. Revêtement de protection HPV hydrofuge.
4a. Lambris 16 mm en bois du Nord.
4b. Planche, lames 15 mm en bois du Nord.

Les caissons chevronnés utilisés :
Fibratop Silver Planche (Knauf)
• Caisson de toiture porteur.
• Épaisseur totale 216 mm.
• Isolant polystyrène graphité Knauf XTherm 3, épaisseur 180 mm.
• Lambris de sous-face en bois du Nord : lames de 20 cm de largeur et 15 mm d’épaisseur.
• Poids 18,1 kg/m2.
• Réaction au feu M1 de la sous-face.
• Label vert Excell.
• Performance thermique : R = 6 m2.K/W et U = 0,21 W/m2.K.
• Portée maxi sur trois appuis : 4,40 m.

01-isolation toiture
La charpente est constituée d’une panne faîtière et de quatre pannes de rampant.
En bas de rampant, les panneaux isolants reposeront sur les murs.

Traçage


isolation toiture-01Les murs du bâtiment n’étant pas d’équerre, il est nécessaire de tracer un axe de pose
perpendiculaire au mur. Repérez avec une grande équerre et une règle de maçon.

isolation toiture-02
Tracez au cordeau à poudre un axe de pose sur les pannes.

Mise en place et fixation

Les caissons chevronnés sont posés sur les pannes avec un espacement qui varie de 2,20 m à 4,40 m selon la charge de la toiture et l’épaisseur du cais­son. Dans tous les cas, l’appui est au moins de 4 cm en extrémité et de 6,5 cm en intermédiaire.


isolation toiture-03Les panneaux ont été montés sur la charpente avec un engin de levage et posés à l’envers pour éviter d’abîmer la sous-face. Leur poids assez réduit permet de les retourner seul pour leur mise en place.


isolation toiture-04Positionnez le panneau le long de l’axe de pose.


isolation toiture-07La fixation sur chaque panne est assurée par de longues pointes à crochet en acier
galvanisé qui traversent l’isolant et la sous-face pour se planter dans les pannes.
Afin de ne pas faire éclater la sous-face en bois, il faut prépercer.


isolation toiture-08La pointe à crochet est placée de façon  à ce qu’une fois enfoncée, son crochet s‘appuie
sur le chevron du panneau.


isolation toiture-09Fixez le caisson de chaque côté sur chaque panne.


isolation toiture-10Posez les panneaux côté à côte.


isolation toiture-11Leur sous-face est conçue pour s’emboîter par un système de rainure et languette.
Leur sous-face est conçue pour s’emboîter par un système de rainure et languette.


isolation toiture-12Au besoin, tapotez au marteau pour serrer les panneaux les uns contre les autres.


isolation toiture-18Il est confortable de travailler par-dessus pour poser les caissons chevronnés.


isolation toiture-19Serrez les panneaux entre eux.


isolation toiture-20Prépercez de chaque côté à l’aplomb de l’axe des pannes.

isolation toiture-23
Clouez avec les pointes à crochet.

Finition


isolation toiture-26Les caissons chevronnés peuvent être recoupés en longueur au sol, avant la pose,
ou sur le toit. Utilisez une scie de charpentier ou une tronçonneuse.

isolation toiture-28Remplissez tous les joints entre caissons à la mousse polyuréthane expansive
pour un calfeutrement total, sans pont thermique.


isolation toiture-30Les chevrons débordants des caissons assurent la ventilation de la toiture.
Dans notre exemple, des lambourdes serviront de support a
ux plaques Soutuile avant la pose des tuiles canal.

isolation toiture-35bCôté intérieur, le plafond est fini dès la pose des caissons chevronnés.

 

 

 

 

0 842

La résistance thermique d’un matériau est fonction de son coefficient de conductivité et de son épaisseur. Plus elle est élevée, plus le matériau est isolant. Par exemple, la résistance thermique d’un mur de 20 cm d’épaisseur est, selon le matériau : – granit = 0,06 – béton = 0,14 – brique pleine = 0,17 – sapin = 1,67.
Pour avoir la même résistance thermique, il faut donc des épaisseurs différentes selon les matériaux. Ainsi, pour obtenir un mur ayant une résistance thermique égale à 1 (valeur recommandée dans la zone méditerranéenne), il faut : 4 cm de laine de verre ou 12 cm de sapin ou 25 cm de béton cellulaire ou 115 cm de brique pleine ou 140 cm de béton ou 350 cm de granit. On voit que la pierre est un très mauvais isolant et que pour renforcer l’isolation d’un mur, l’idéal est d’utiliser un matériau isolant comme la laine de verre.

0 753

Chaque matériau est plus ou moins conducteur de la chaleur. On définit cette capacité par le coefficient de conductivité. Plus ce coefficient est bas, plus le matériau est isolant. Le cuivre, qui est un très bon conducteur de la chaleur (on en fait les bassines à confitures), a un coefficient de 380. L’air immobile a un coefficient de 0,023.
Entre les deux on trouve le granit (3,5), le béton (1,4), l’eau (0,6), le bois (0,12 pour le sapin, 0,23 pour le chêne) et les isolants thermiques (0,029 à 0,060).

0 1014

L’air immobile est le meilleur isolant thermique. Les isolants thermiques sont donc des matériaux qui emprisonnent de l’air : la laine de verre, le polystyrène expansé ou extrudé, la mousse de polyuréthane mais aussi dans une mesure moindre des matériaux naturels comme le bois ou le liège.
Un matériau dense est un mauvais isolant thermique. C’est le cas des métaux mais aussi du béton, de la pierre, du verre, etc.